Le Laboratoire existentiel, le stoïcisme et ses conséquences

Comme pour tout le monde, les derniers mois ont été difficiles.

Comme tous les éditeurs, nous avons vu nos événements du printemps annulés, sans parfois pouvoir être reportés ; événements d’autant plus essentiels lorsqu’on est indépendant et que nos livres trouvent principalement leur écho en allant directement à la rencontre du public.

Comme la majorité de nos confrères et consoeurs, nous avons dû reporter la sortie de nos livres, dans un flou complet vis-à-vis de nous-mêmes et de nos auteur.e.s, avec par ailleurs la conscience aiguisée du nombre de parutions qui vont se bousculer tout à coup sur les tables des librairies, entre les deux mois d’arrêt culturels, l’été et son lot de lectures, la rentrée de septembre et son lot de prix littéraires.

Comment ne pas étouffer dans cette nasse ?

En inspirant à plein poumon une bonne dose de stoïcisme (au sens philosophique du terme) : d’abord, accepte qu’il n’y ait rien que tu puisses faire contre le sort qui s’acharne contre toi et le reste du monde depuis ce début d’année 2020. Ensuite, réfléchis à ce qui dépend de toi, à ce que tu peux faire. Ouvre la boîte à idées avec toi-même et tes consoeurs.

En attendant d’avancer avec ces dernières, ça va donner déjà ça pour Le Laboratoire existentiel : une identité d’idées plus marquées, déjà sous-jacentes à ma façon éthique de concevoir ma maison, l’édition, mon travail, mais que j’ai désormais envie de mettre beaucoup plus en avant. En premier lieu avec la chaîne Youtube qui va aller vers davantage de cohérence visuelle et tenter de proposer de nouveaux types de contenus dans les semaines à venir.

Ensuite, puisque nous allons pouvoir relancer la machine mais avec des possibles atténués dans l’immédiat, nous vous invitons à souscrire à la parution enfin programmée du prochain livre de la maison d’édition, Ma Conscience ensablée, qui mérite amplement votre soutien et curiosité, et vous emmènera dans les méandres du désert saharien, parfait pour cet été un peu différent des autres.

On sort doucement de notre léthargie, on revient lentement mais sûrement vers vous, amis lecteurs, amies lectrices. Et on espère que vous ne nous avez pas trop oubliés.