Les Villages verticaux

Texte et illustrations de Toufik Abou-Haydar

 

 

208 pages – 17 illustrations – format 12,5×19,5 cm
Collection L’Illuscript
ISBN : 978-2-9558799-7-9
20 euros
Parution le 06 mars 2019

 

Ce pourrait être un conte de fées : l’histoire de la belle et jeune Aïda, qui attend dans les contrées reculées de la Syrie que son prince charmant vienne l’emporter. Mais les contes de fées n’existent pas et c’est à la violence des hommes qu’Aïda est confrontée, se retrouvant mariée malgré elle à un vieux barbon, tandis que ses parents s’enfuient pour les villages verticaux de Beyrouth.
Ce pourrait être un roman d’aventure : celle de Martineau, médecin français qui accepte de soigner les djihadistes et qui, malgré lui, vient en aide à Aïda et s’engage à la conduire à la frontière libanaise afin qu’elle retrouve ses parents, et ce malgré les risques qu’il encourt.
Mais c’est surtout le récit d’une quête : celle du souvenir premier. Celui d’Aïda, qui a marqué son enfance et qu’elle a perdu en même temps que son innocence ; celui de Martineau, qui l’a conduit jusqu’au Moyen-Orient et qu’il cherche à reconstituer.
Un roman épuré et profond, où à l’horreur du destin collectif de la Syrie se mêle le chemin boiteux et les rêves individuels d’Aïda, de Martineau et de leur compagnon de route Aswad.

Toufik Abou-Haydar aurait pu être scénariste ou metteur en scène. Mais après avoir travaillé dans la presse et la photographie et suite à la première guerre du Golfe, il crée en région parisienne son entreprise de taxi et lance en 2009 le mensuel Taxi Paname dont il devient le rédacteur en chef. Il crée également un site politique en langue arabe, Sada Loubnan, dont l’aventure cesse rapidement faute d’espace libre et d’oxygène au Moyen-Orient.
Il tire de ses pérégrinations de chauffeur de taxi une poésie du bitume qui se transformera en Confidences passagères (Max Milo, 2015), tandis qu’il a publié au Liban, son pays d’origine, trois recueils de poésie et deux romans. Il continue également par moment la photographie, dont certains de ses clichés illustrent Les Villages verticaux, donnant une force documentaire au récit romanesque, et dessine au stylo bille, parant d’urgence son message humaniste, sa dénonciation de coutumes ancestrales et de la condition de la femme au Moyen-Orient.