Sur les barricades

Texte de Léa Tourret
Illustrations de Eärendil Nubigena

 

192 pages – 25 illustrations – format 12,5×19,5cm
Collection Les Métamondes
ISBN : 978-2-9558799-2-4
20 euros
Paru le 18 octobre 2017

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Revue de presse
Revue critique des premier.ère.s lecteur.trice.s

 

Qu’est-ce qu’une barricade ? Peut-on définir, d’une manière absolue, sa matière ? Quelle place prend cet objet dans l’espace de la ville et dans celui de la société ? À quel point l’image que l’on a aujourd’hui des barricades du XIXe siècle a-t-elle pu être biaisée par les institutions et l’historiographie ? Et quelles formes prennent les barricades au XXIe siècle ? Que disent-elles de notre monde contemporain, de notre rapport au temps, à l’espace public et à son contrôle, aux flux ?

Autant de questions que pose Léa Tourret à travers cet essai philosophique, sociologique et anthropologique. Elle nous rappelle que la barricade est d’abord l’arme des marges, de ceux qui n’ont rien sinon les objets du quotidien et de la rue pour bâtir leur forteresse ; que l’histoire des barricades a été écrite par les vainqueurs (qui sont rarement les insurgés) ; que l’urbanisme s’est développé pour empêcher le blocage des rues ; que loin d’être surannées les barricades sont au contraire omniprésentes dans nos sociétés sous diverses formes, comme le montrent les Printemps arabes, l’impact des réseaux sociaux sur les rassemblements de masse, les grèves ; qu’elles permettent d’arrêter le cours du temps social pour imposer celui de l’insurrection, de trouver de nouveaux moyens d’agir sur l’espace de la ville et sur les institutions.

À travers les barricades, ce sont ainsi d’autres possibles qui sont à portée immédiate de l’individu.


Léa Tourret
aurait pu mener une vie paisible au bord de la mer ; mais formée au département Philosophie et Société de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialisée en anthropologie des objets techniques, au cœur des crises qui ont secoué 2013, elle a préféré constater sur place ce qui se passait, d’abord à Athènes, puis à Istanbul, qui deviendra son terrain d’étude pour
Sur les barricades.

Eärendil Nubigena aurait pu devenir clarinettiste ou alchimiste. Elle a finalement cultivé ses talents artistiques et sa passion pour l’observation de la nature. Elle a produit deux expositions au centre universitaire Malesherbes : Obama : what if ? (2009) et Si ce sont des Homs (2011). Attirée par l’altérité et la métamorphose, elle a par ailleurs créé et collé des affiches sur les murs de Paris et de sa banlieue en 2010.